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Qui suis-je ?

Historien et sociologue, je suis chercheur à l’Einstein Forum à Potsdam (Allemagne) depuis 2010. Mes recherches portent, d’un côté, sur la commémoration, les monuments aux morts et les cimetières militaires et, d’un autre, sur les mouvements sociaux. Les parallèles et rapports — souvent inattendus — entre les pratiques commémoratives et contestataires forment l’un de mes axes de recherche.  Spécialiste de l’Union soviétique et de ses États successeurs et plus largement du monde socialiste et post-socialiste, je m’intéresse également aux aspects transnationaux et à la comparaison, notamment avec l’Europe de l’Ouest et du Sud-Est et avec les Pays du Sud.

Actuellement je travaille sur l’histoire des monuments aux morts soviétiques de la Seconde Guerre mondiale et sur le passé et l’actualité des pratiques (post-) soviétiques de commémoration de guerre. Je dépouille également les archives privées d’un instituteur chroniqueur de son petit village du sud-ouest du Bélarus, disparu suite à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. En outre je participe à deux projets collectifs de recherche. Avec deux collègues, une anthropologue et un historien, je codirige une Encyclopédie des rituels soviétiques. Pour un projet comparatif sur l’économie politique et les mouvements contestataires dans les pays BRICS financé par l’Institut national des sciences humaines et sociales d’Afrique du Sud j’étudie le cas russe sous un angle comparatif.

Titulaire d’un doctorat de l’EHESS, je compte parmi mes influences l’histoire culturelle dans la tradition de l’école des Annales et la sociologie pragmatique française, en particulier la sociologie des régimes d’engagement de Laurent Thévenot. Au-delà de mes intérêts de recherche j’ai dédié une grande partie de ma vie professionnelle à la médiation entre les disciplines des sciences humaines et sociales. Que ce soit à Oxford, Paris, Moscou, Princeton ou Potsdam, j’ai évolué uniquement dans des institutions interdisciplinaires. En outre j’ai été pendant plusieurs années rédacteur de revues et traducteur. Cela m’a permis de développer un sens non seulement des différentes conventions de chacune des disciplines mais aussi des différentes manières dont différentes cultures scientifiques nationales et institutions tracent les frontières entre les domaines du savoir.

Quadrilingue depuis mon enfance, je publie régulièrement en anglais, allemand, français et russe. Je peux communiquer assez correctement en espagnol, italien et ukrainien et comprends sans trop de difficulté le bélarussien, le polonais, le portugais et le yiddish. D’habitude j’arrive à me faire une idée générale de textes dans les autres langues romanes, germaniques ou slaves, et cela m’est arrivé de travailler avec des textes en estonien, langue maternelle d’une partie de ma famille. Pendant mes études secondaires et universitaires j’ai obtenu des certificats de japonais, de turc et d’arabe, sans parler de cinq années de latin et une de grec ancien. J’utilise rarement ces langues ainsi que certaines autres dont j’ai acquis des notions, mais après quelques journées d’immersion linguistique j’arrive d’habitude à me débrouiller.

Passionné des voyages, j’ai visité tous les pays d’Europe et certaines parties de l’Amérique du Nord, du Proche-Orient, de l’Afrique du Nord, de l’Asie de l’Est et de l’Australie. Quand je ne suis pas dans les archives ou sur le terrain, je suis le plus heureux sur un vélo, sur un chemin de randonnée de montagne ou dans un kayak. Je suis végan et j’aimerais vous inviter à réduire ou exclure la consommation de produits d’origine animale, sinon pour des raisons éthiques, au moins pour votre santé ou pour assurer la survie de notre espèce.

Ce site est en cours d’actualisation. Manquent encore des informations sur certains de mes projets de recherche. Notez aussi que la version française du site est pour l’instant assez rudimentaire ; pour plus d’infos, consultez les versions allemande, russe ou anglaise en sélectionnant l’une de ces langues dans le menu à gauche.